Passage Mélété

Ouvrir le champ des possibles pour que chacun trouve sa place et s'y sente bien!

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« Si tu travailles mal à l’école, tu finiras chômeur »

Les marques d’attention que nous exprimons à nos enfants peuvent être positives ou négatives ; les mots utilisés, en plus de véhiculer un message parfois toxique, sont le vecteur d’émotions stimulantes ou au contraire démotivantes.

Que souhaitons-nous pour nos enfants ? Quel est l’impact des termes que nous utilisons sur leur vie scolaire, personnelle, sociale ? Garderont-il cette étiquette que nous avons posée, durant leur vie d’adulte ?

« Si tu travailles mal à l’école, tu finiras chômeur » une phrase lancée dans l’énervement du moment et qui fait mouche !

La scolarité est souvent source de dispute, de mésentente et parfois de conflit … Elle pourrait pourtant faire l’objet de dialogues destinés à motiver l’enfant pour qu’il donne le meilleur de lui-même ! Dès 8 ans, l’enfant est capable de porter un regard critique sur  ses actions, ses comportements et son image. Un discours stimulant de ses référents adultes lui apportera le regard bienveillant dont il a besoin pour construire son estime de lui-même. C’est par nos yeux d’adultes que se voit l’enfant ! Plus tard, c’est grâce aux interactions sociales que l’adolescent apprendra à construire son identité, à renforcer sa confiance en lui, à s’évaluer précisément.

Comment pourrions-nous transformer cette « phrase-assassine » en message porteur de respect et de stimulation ?

D’abord, en supposant que l’avenir tout tracé du « mauvais élève » est lié à « Pôle emploi », on supprime toute possibilité de recadrage ; le jeune n’a pas droit à l’erreur ! La menace d’un futur incertain ne peut pas porter ses fruits puisqu’elle annihile toute idée de changement chez le jeune. Par ailleurs, l’implicite ( « si tu as de bonnes notes, je serai fier de toi ») suppose que c’est le résultat (l’évaluation scolaire) qui compte pour le parent : quid des efforts faits par l’enfant, même si les mauvaises notes affluent ? quid de l’investissement et du temps passé à réviser ? N’éprouve-t-on pas un amour inconditionnel pour son enfant, quels que soient ses actes, ses paroles, son attitude ? Au-delà de ça, le jeune sait, de toutes façons, que la réussite des études ne l’empêchera pas de galérer à trouver un emploi ! C’est la crédibilité du parent qui est mise à l’épreuve par cette menace.

Des résultats scolaires défaillants peuvent être améliorés par plusieurs biais : une méthode de travail efficace, une organisation plus rigoureuse,  des cours de soutien, et surtout… une meilleure confiance en ses capacités, une analyse des stratégies de travail, la connaissance de soi, la définition d’un vrai projet de vie…

Si l’enfant a besoin d’aide, soyons disponible et répondons présent ! Hiérarchisons nos priorités : est-il essentiel d’éplucher vos pommes de terre et carottes à ce moment-là, exactement? Pouvons-nous détourner votre regard de l’écran de télé ou du PC ? Est-il possible de reporter un appel téléphonique à plus tard ?

C’est parce que l’enfant sait qu’il peut compter sur l’adulte qu’il se sentira rassuré. Montrons vous concerné par ce qu’il fait à l’école ! Aidons-le à réfléchir à son investissement : combien de temps consacre-t-il à son travail scolaire ? A-t-il des procédés de mémorisation efficients ? Enrichit-il ses cours par des lectures, des vidéos, des conversations ? Sait-il organiser ses révisions ? Son environnement est-il favorable à l’apprentissage ? Qu’est-ce qui le motive vraiment ? Se sent-il capable de réussir ? Prend-il le risque d’échouer ? Se lance-t-il de lui-même dans ses apprentissages ? A-t-il conscience de ses axes de progrès ?

Toutes ces questions, posons-les avec le jeune, réfléchissons ensemble dans un dialogue responsabilisant (pour l’adulte et le jeune) aux multiples possibles !

Construisons ensemble son parcours !

Claire TRUQUET, coach certifiée.

www.passage-melete.com

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